Imag'in'évasion

07 août 2018

Infini dépassement

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Avancer, en oubliant de respirer, en espérant toujours s'ancrer, vivre en toute légereté,
"Carpe Diem" mon bel allié, que je ne cesse de convoiter,
Mais qui m'échappe, me délaisse et me frappe de son absence magnifiée.
C'est la course du passé qui assomme, l'appréhension du futur qui s'adonne. 
Le présent se définit alors comme oppressant, immobilisant, voire même pétrifiant.
Mon âme n'ose s'élever, préférant se taire et me laisser marcher tel un machinalement opérant.

Faire sans penser, apaiser ce qui pourrait mouvoir mon corps tout entier,
D'une belle musique bien composée,
D'un paysage d'une réelle étendue beauté,
D'un voyage fabuleux où règne émotions, traditions et incroyables évasions.

Mais aujourd'hui, il en est tout autrement,
Prison grisâtre où terreur, "stupeur et tremblements"...
Se rencontrent et se nourrissent,
Ne me laissant aucun répit, pourvu que je périsse. 
Là résident alors les troubles de mes sentiments.

Et pourtant...
L'actuel et le futur semblent se présenter en toute luminosité,
Car à force de combativité, aussi mécanique et sceptique soit-elle,
Il paraîtrait que je crée, réussi, rencontre, continue sans jamais rien lâcher.
Malgré la hauteur du prix à payer.
Quand alors donc l'univers m'autorisera-t-il enfin à accéder à ce que chacun connaît sous le terme "se reposer" ?

Peut être un jour connaîtrais-je le goût de ce verbe,
Son histoire, son mode illusoire,
Effaçant les petites angoisses du quotidien qui persistent encore les soirs.
Celles-là même qui demeurent sans cesse à l'intérieur, particulièrement acerbes.

Trouver le repos,
Danser, chanter, même un peu sur le dos,
Croire à l'ouverture de tous ces domaines si clos,
Et ramener la joie, le bonheur qui auront pu naître grâce à la transformation de tous ces maux.

Car toujours plus vite, dépassée par les évènements, accablée par les injonctions du présent,
L'inifini dépassement,
Obligeant mon Moi à s'installer dans une sorte de néant,
J'oublie certainement de faire partie du monde des vivants.

[..Profiter de l'instant présent..]

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09 mai 2018

Ô Lourdeur, décroche moi.

⭐ KING OF OGQ ⭐_Rainy Clouds_akxgSGddC'est depuis ce temps que "le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle",
L'attente suffocante m'enfermant dans le tourbillon d'un profond cercle,
Où aucune issue ne se présente,
Aucune sortie lumineuse possible et apaisante.

Il s'agit du vide, de ces impossibles restrictions m'empêchant de vivre et respirer la vie à plein poumons,
Rester coincée dans les bas fond,
Sans pouvoir taper du pied pour remonter,
Juste crier aussi fort que possible sous le premier pont. 

Les aides sociales ont pris le parti de l'anorexie,
Empêchant toute nourriture de se rendre accessibles, de s'ingérer, s'apprécier, s'intégrer. 
J'erre dans un désert, autorisant voire obligeant les démons à se manifester,
Me laissant sombrer dans univers où régnerait l'ennui, l'oubli. 
Les bras tombés, la danse des zombies,
L'entrave de ce que l'on imaginerait des possibles d'une bonne vie.
Parce que depuis, l'envie semble interdit.
Alors, je deviens celle qui, à mes dépends, fuit. 

Fuir, car l'autrement ne s'envisage,
Chaque espoir devient mirage,
Chaque image vient à s'effacer derrière nombre de barrages.
J'espère pourtant si fort voir enfin le premier virage.

Une ouverture,
Ma couverture,
La protection,
Bercée par toutes sortes de bonnes intentions.

Mais ce sont sans cesse et toujours les bâtons,
Dans les roues, absorption, abstension de tous ces sous,
Dont la couleur m'est refusée,
Malgré tous les efforts fournis qui ont fini par m'épuiser. 

Après 6 mois sans ressources,
Me voilà tirant sur les derniers fils,
A encore tenir, essouflée, affaiblie par ce combat, par cette course,
Enchaînée à ces instances bien viles. 

Vais-je alors enfin retrouver liberté,
Indépendance et légitimité,
Quand donc vais-je retrouver un semblant de douce dignité...

Parce qu'il paraît que l'argent ne fait pas le bonheur,
S'inscrivant dans de sombres lueurs,
Taisant ce qui serait de l'ordre d'un secondaire,
Lorsqu'alors, tout de même, il répond à l'ordre du primaire.

Et c'est alors que j'erre,
Dans cet univers,
Dans l'histoire de tout mon désert, 
Dans les sources de mes colères.

Peut être m'autorisera-t-on, un jour prochain,
à être fière.
[D'avoir résister à leur maltraitance délibérée]

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22 février 2018

Aux frontières du Laisser Tomber

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Tomber, la tête recouverte de poussière, les dents cassées aux devants des sombres lumières.
L'histoire ne pourrait s'achever que sur une note dé-composée, gravée dans la première pierre,
Peut être ainsi trouvée.

Chacun préconiserait qu'il faut avancer et ne pas s'exposer à la douleur du laisser tomber,
Prendre soin de son intérieur qui compose l'immensité des possibles lueurs,
Mais comment y accéder lorsqu'alors les pluies toxiques commencent à s'acharner...
A quand donc liberté et lâcher... Prise.

Emprise aura été cette compagne engluée et non désirée,
Qui chaque jour n'osait me décoller et me laisser l'espace nécessaire à une survie longuement espérée. 
C'est avec force et longs efforts que je l'aurais obligée à se détacher.
Malgré les résidus, malgré son travail encore assidu. 

Et les démons viennent encore m'intimider, me faire goûter aux tréfonds de leur noirceur, 
Qualités insidieusement injectées dans mon âme si tourmentée,
Qui pourtant laisse à percevoir et donner tant de douceur,
Mais les ensorcelés auront ainsi décidé de me terroriser et d'imposer les horreurs du laisser tomber.

Alors c'est dans la solitude que je tente de garder ces ressources qu'encor je ne connais,
Que je puise et épuise mon for intérieur,
D'alimentation de mes sombres lueurs,
Car d'aucun ne saurait énergiser l'accumulation de tous ces heurts.

A jamais et sans compter les heures.

[...]

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28 janvier 2018

Au coeur de l'inconnu

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C'est au coeur de l'absence que je m'évade et que je laisse la place au vide..
Le vide,
L'absence,
Le risque de sombrer, et de tomber dans des terres inexplorées.
Tenter chaque jour d'historiciser un environnement décrit comme empoisonné.
Car ce deux m'échappe en laissant le goût de n'être qu'illusion inespérée.
Loin de tout, loin de toi,
Comment construire notre histoire,
Et laisser le monde se moquer de moi..
Alors c'est seule que j'explore encore,
mon monde, a jamais et sans compter les heures,
Dans l'espoir de rencontrer un monde meilleur..

 

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10 janvier 2018

Au fil des hauteurs, au devant du dedans.

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Parce que chacun nous fait croire qu'à chaque nouvelle année,
Le quotidien serait susceptible de changer, dans un espoir imaginé voire imagé,
Alors comme chaque année les meilleurs voeux se transmettent et s'imiscent dans chacunes de nos facettes. 
Mais qu'en est-il réellement, si ce n'est de notre volonté, vraiment,
Franchement. Irrémédiablement.
Diablement ! Nous essayons d'y croire, bien que le présent reste sensiblement ancré dans les diverses réalités.

Rêves et illusions s'entremêlent, dans ce souci d'atteindre un mieux, un idéal délicieux où l'instant aurait déjà cessé d'être vieux.
J'ai voulu y croire, même en amont, m'acharnant à fantasmer ce que serait ma vie si je m'aurotisais à le laisser entrer.
Jusque là, la vie à deux ne m'intéressais guère,
Me faisait peur et me laissait chaque fois un goût amère.
Jusqu'à ce jour où j'ai décidé de lâcher,
D'ouvrir mes regards et d'élargir mes standards, 
De forcer mes espoirs et de changer ce que j'avais commencer à écrire de mon histoire.

Car la page blanche pourrait ne pas être toujours angoissante,
Laisser les mots se coucher, se déployer en se transformant en d'agréables formes sensées,
Offrant à l'âme cette touche apaisante et rassurante.
Même s'il reste une part étrange à cette nouveauté, 
Car le deux, non
Je ne le connaissais.

Parce qu'un peu là-haut, j'observais, m'interrogeant sur l'impact d'un tel engagement,
Parce que sur le fil, je me suis laissée aller au devant du dedans,
Tout en ayant le prompt souci de quitter l'avant,
Et de toujours regarder plus haut en tournant les pages progressivement.

Car au fil du blanc naît l'odeur du doux ennui enrichissant.

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23 décembre 2017

Parlez-moi de vos exutoires, de vos instants illusoires.

La demeure du chaos - défense de résister

Parce qu'il s'agirait de se plonger dans l'imaginaire, se laisser porter, laisser nos pensées s'apaiser,
De pouvoir transformer ces lourdeurs dans le ventre,
Que toutes les inquiétudes puissent s'envoler afin de laisser la place à l'évasion construite dans nos antres,
Garder ce que l'on appelle légèreté et s'évader.

Quelles seraient vos instants de voyages internes et de libération ?

Mon chemin s'est assombrit durant quelques années, ne me laissant que peu d'espace de respiration, que peu de place pour nourrir mes illusions car sidérée, ces nuages brumeux venaient à m'envelopper. L'angoisse n'acceptait que rarement de me quitter, jouissant de son pouvoir à m'aspirer. J'ai lutté, perdant quelques plumes à force de combattre ces autres emplis de toxicité, nous vidant de notre vitalité, de notre créativité.
Mais, mon Moi le plus profond a fini par presque me sauver. 
Je suis partie, avec fierté, la tête haute et les pieds au sol, presque bien ancrés.
Mais au fond, c'est un peu perdue et destabilisée que je m'observe. Entre manque et perte, ma place semble incorrecte.
J'ose alors re-noircir quelques pages, avec quelqu'insatisfactions, n'osant et n'arrivant à retrouver ce qui faisait de moi ce que j'étais,
Tous ces écrits qui me procuraient un sentiment de plénitude,
De doux instants de complétude. 

Parce qu'en transition, j'attends d'atterrir à la prochaine station...

 

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10 décembre 2017

Devenir une petite feuille parmi les millions d'autres feuilles de la forêt...

Vitre train

"Ne plus se regarder,
N'être plus qu'un pâle reflet sur la vitre,
Laisser le regard se perdre au loin..."

Et s'évader...

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18 novembre 2017

Rencontre - Amélie Nothomb

Frappe toi le coeur

C'était hier que, pour la 3ème fois, j'eus l'honneur de l'accueillir, de l'observer, de l'entendre rire, de l'écouter et de lui parler.
Même la serrer,
Peut être un peu trop fort,
Dans mes bras.
Et sourire, à nouveau la rencontrer,
Lui raconter l'actualité,
Et sourire encore.
Peut être un peu trop fort. 

Je pus à nouveau avoir mon préféré dédicacé (Métaphysique des tubes),
Car mieux vaut deux fois qu'une.
Quand il s'agit d'Amélie, c'est ennivrée que j'imagine la lune,
Mon imaginaire développé et le coeur frappé.
Jamais trop fort. 
Les bulles au corps.

A lire et relire,
N'importe où, nimporte quand,
Au détour d'une rue, dans le métro et son flux, au rythme d'un voyage en TGV,
Au coin du feu, dans ces moments de vivre,
A tout instant. 

En beauté, dans toute sa bonté et son visage émerveillé par tous ces gens qui viennent en coeur... frapper.
Dans leurs mains.
Un coeur accéléré de la revoir et de patienter pour quelques mots échangés et un câlin d'éternité.
La joue encore rouge de sa bise maquillée.

Non, jamais je n'oublierai ces instants de bonheur qui sont à jamais gravés dans mon coeur,
Qui seront toujours les légèretés de mes douces lueurs,
Qui m'encouragent et me permettent davantage de croire,
Chaque jour plus fort.

.Merci à vous.

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09 novembre 2017

A l'écoute de son monde intérieur

 

                                                              mer

Parce qu'il n'est jamais simple de s'en aller,
De dire au revoir, se séparer, sans jamais savoir de quoi demain sera fait. 
Mais n'est-il pas important de s'écouter et de prendre des décisions en écho à ses besoins, ses émotions... Egoïste dirons les uns, courageuse dirons les autres, réactions multiples ne laissant jamais l'indifférence s'inscrire et s'installer. Mais au fond, c'est de moi dont il est question, l'histoire de mes tréfonds, la nécessité de ma libération.
La toxicité s'est un jour invitée dans cet environnement que je me suis toujours efforcée de protéger, de préserver,
Frappée par des foudres inappropriées m'enfermant dans un univers ombragé et brumeux, 
Jusqu'à ce qu'au loin, un point scintillant, m'enveloppant dans un linge lumineux.
J'ai pu m'en extirper, décider de mettre un terme à ces violences, et d'embrasser distance.
Parce qu'il fallait y aller à fond, même si le confortable se révèle destabilisé.

             Parce que c'est mon travail que je vais quitter.   

 

 

 

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05 novembre 2017

"Au commencement était les mots"

Bookblog

A défaut de pouvoir dire, pourquoi ne prendrions nous pas la peine d'écrire ?
Car "écrire, c'est hurler sans bruit", nous instruit Marguerite Duras. 
Allonger les mots des maux,
Les mots de joie,
Les mots permettant de comprendre des instants qui nous rendent las,
Les mots de toutes nos voix.

C'est alors ainsi que je débute mon expression dans ce nouvel univers, 
Qui je l'espère,
Pourra se transmettre, se lire et se relier. 

Car ce qui compte est de pouvoir communiquer, et ce, en toute sécurité.
 

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